Une algue jaune malodorante envahit des plages martiniquaises

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zegreenweb
09/08/2011 06:20

Si l’algue jaune semble être sans danger pour l’Homme, c’est une autre histoire en ce qui concerne les animaux, en particulier les tortues, qui se retrouvent enlisées...

Une partie du littoral de la Martinique est polluée par une algue jaune à l’odeur nauséabonde : la sargasse. En se décomposant, ces végétaux libèrent un gaz toxique qui ne serait néanmoins peu dangereux pour l’Homme. Quelques plages ont été déconseillées aux baigneurs.

Même si aucune n’a encore été interdite d’accès, « la concentration de ces algues sur une quinzaine de sites a conduit à déconseiller la fréquentation publique de certaines plages », a résumé Serge Letchimy, président du Conseil Régional, dans une lettre adressée à la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet. Les femmes enceintes, les enfants ainsi que les personnes âgées et souffrant de pathologies respiratoires telles que l’asthme ont été appelés à se montrer particulièrement vigilants par l’Agence Régionale de la Santé (ARS). La sargasse peut en effet s’avérer toxique. En se décomposant, elle rejette des émanations de sulfure d’hydrogène (H2S) qui sont à l’origine d’une odeur d’œuf pourri insupportable. Les quantités de gaz – de 0 à 3 ppm * -, demeurent toutefois nettement inférieures à celles contenues par les algues vertes en Bretagne, qui sont de l’ordre de plusieurs centaines de ppm.

« Anticiper sur l’impact économique »

« Il faut faire attention à ne pas dramatiser », estime pour sa part le directeur général du Comité Martiniquais du Tourisme (CMT) Yvan Sobesky, selon lequel « quelques plages sont effectivement touchées mais pas au point de repousser les touristes et seront nettoyées ». Reste que M. Letchimy a tout de même sollicité l’aide du ministère de l’Ecologie, interrogé sur les mesures qu’il compte prendre pour « accompagner les initiatives locales visant à résorber la présence de ces algues », de sorte à « anticiper sur l’impact économique en cette période touristique ». En attendant que Paris s’empare du dossier, le président de région a débloqué une enveloppe de 100 000 euros.

Conseiller régional et président de la commission développement durable, transport et énergie, Daniel Chomet a quant à lui affirmé utiliser « des moyens appropriés pour tenir compte de tous les enjeux environnementaux, sociaux et sanitaires ». Les tortues viennent en effet pondre sur les plages, ce qui complique les opérations de nettoyages. Au demeurant indispensables pour que la question de leur survie ne se pose pas…

*ppm= partie par million

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Crédits photos : flickr - Terry Ross / Fabrice Terrasson