Pendant un an, Lionel Goujon et Gwenael Prié ont parcouru le monde à la découverte des enjeux liés à une ressource de plus en plus rare: l'eau. Chaque semaine et pendant tout l'été, découvrez leur périple sur Youphil, à travers notre série photo.

Au Pérou, au sommet des montagnes, les communautés isolées ont trouvé une manière bien poétique de récolter de l'eau. Eux ne vont pas la chercher au fonds des puits. Non, ils la pêchent. Leur outil? Des “filets attrape-brouillard” semblables à ceux qu'on trouve sur les terrains de volley-ball, expliquent Gwenael Prié et Lionel Goujon dans leur livre les Voyageurs de l'eau.
Dans cette région qui manque cruellement d'eau, les nuages de basse altitude sont en effet nombreux. D'où l'idée d'installer ces immenses filets de fines mailles en plastique tendus face au vent, entre deux poteaux. La brume qui les traverse y dépose des fines goutelettes qui coulent le long d'une gouttière.

Au nord du Chili par exemple, à El Tofo, l'installation d'une centaine de filets de ce type a permis de récolter chaque jour 15.000 litres d'eau.
“Il s'agit de reproduire un phénomène naturel, puisque les arbres recupèrent de l'eau des brouillards", commente Gwenael Prié. Développé par des populations isolées, le système peut aussi permettre d'aider à la reforestation en apportant une source d'eau à proximité des petits arbustes. Bien plus adapté, au final, que le recours aux camions citernes pour survivre dans des milieux arides.
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