Nous avons pris l'habitude de penser empreinte carbone lorsque nous achetons un produit afin de déterminer si son empreinte aurait été différente s'il avait été fabriqué localement ou non. Devant les changements climatiques annoncés, la raréfaction de l'accès à l'eau potable dans bien des pays, nous amène à repenser également notre empreinte eau.
L'empreinte eau diffère de la consommation d'eau par personne dans le sens ou elle prend en compte l'eau utilisée pour la production de biens et de services dont nous jouissons quotidiennement. Ainsi pour un européen, consommer une tasse de café représente une utilisation d'eau en amont d'environ 140 litres d'eau !!! et de 125 ml dans la tasse. Cette eau aura servie essentiellement à faire pousser les plants, laver le café, l'acheminer, le torréifier, etc ...
Un amateur de steaks saignants est également très aquavore si on le compare à un végétarien , le kilo de viande de bœuf aura nécessité 16 000 litres d'eau contre seulement 3000 litres pour un kilo de riz. Ironie de l'histoire, pour produire une bouteille d'eau en plastique vide , on aura utilisé 7 litres du précieux liquide. Ce qui explique que les américains se retrouvent, non seulement en tête de la consommation d'eau par personne, mais également de l'empreinte eau puisque un américain moyen a une consommation de 2500 m3 par an , soit plus du double de l'empreinte eau mondiale moyenne.

Une empreinte eau chinoise en forte hausse !!
Si la consommation d'eau chinoise par habitant reste encore très faible, on observe depuis quelques années, une forte augmentation de son empreinte eau, ceci s'expliquant par une forte croissance économique qui a engendré une explosion de la demande en eau, et à des changements d'habitudes alimentaires et de consommation. Faibles consommateurs de viande dans le passé, les chinois américanisent leurs habitudes alimentaires et mangent de plus en plus de viande. La taille de la population accentuant encore plus le problème de la surconsommation d'eau.
Cependant la mondialisation des échanges n'a pas que du mauvais en terme d'empreinte eau. Ainsi, lorsque les échanges se libéralisent à l'intérieur d'une zone donnée, elle peut même amener à une forte diminution de l'empreinte sur certains produits. Ainsi le Mexique importe 7,1 Gm3 d'eau virtuelle par an des États-Unis sous forme de céréales. S'il devait produire ces céréales lui-même, son climat très sec lui imposerait de doubler son utilisation d'eau pour atteindre 15,6 Gm3.
En France, on estime que l'empreinte eau moyenne d'une personne est de 1875 m3 , soit près de 5 m3 par jour. Un chiffre sans commune mesure avec la consommation individuelle par personne qui est de l'ordre de 300 litres par jour. Mais qui nous en dit long sur notre mode de vie.
Pour en savoir plus :
http://www.unesco.org/water/news/newsletter/212_fr.shtml#know/
crédit photo @ Gdsdigital












