Les quatre prévenus condamnés pour pollution dans le naufrage de l'Erika et 37 parties civiles ont finalement formé un pourvoi en cassation contre l'arrêt rendu rendu le 30 mars dans cette affaire, a-t-on appris auprès du parquet général de Paris.
La semaine dernière, Total , la société de classification Rina, l'armateur Giuseppe Savarese et le gestionnaire Antonio Pollara ont été condamnés par la cour d'appel de Paris aux amendes maximales pour pollution: 375.000 euros pour les deux premiers, personnes morales, et 75.000 euros pour les derniers.
Si la cour d'appel de Paris a confirmé la notion de "préjudice écologique" , ainsi que la responsabilité pénale de Total dans le naufrage du navire, elle a exonéré le groupe de sa responsabilité civile.
Les parties au procès avaient jusqu'à mardi soir pour se pourvoir en cassation. Les quatre prévenus l'ont fait.
Du côté des parties civiles, elles sont 37 à aller en cassation sur la petite centaine présente au procès en appel.
Parmi elles, on recense l'association écologiste Robin des Bois, la Ligue de protection des Oiseaux (LPO), l'UFC Que choisir de Brest, St-Brieuc et Quimper, le Syndicat de la Confédération maritime, les conseils généraux du Finistère et de Vendée, les conseils régionaux de Poitou-Charentes, Bretagne et Pays de la Loire, ainsi qu'une vingtaine de communes du littoral atlantique.
La chambre criminelle de la Cour de cassation devrait examiner le dossier d'ici un an.
Le naufrage de l'Erika, le 12 décembre 1999 au large du Finistère, avait souillé 400 kilomètres de côtes et mazouté environ 150.000 oiseaux.
(source: AFP)











