Ce que les étudiants pensent du développement durable et de l'eau

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zegreenweb
08/07/2010 10:42

Désormais très médiatisées, les considérations écologiques sont au coeur des préoccupations des étudiants. C'est l'un des enseignements à tirer des réponses au questionnaire envoyé à dix mille étudiants que l'institut de sondage CSA a rédigé pour le compte de l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et de la mutuelle étudiante SMEREP (Société mutualiste des étudiants de la région parisienne).

Neuf étudiants sur dix pensent que le développement durable est un mode de vie que chacun doit adopter pour préserver nos ressources naturelles et la planète

Si la plupart avaient manifestement mieux à faire que d'y répondre puisque seuls mille cinquante-quatre d'entre eux l'ont retourné 97 % de ceux qui ont joué le jeu ont déclaré important le développement durable, preuve du net ascendant pris par l'urgence planétaire sur l'exaspération que peuvent susciter les discours exagérément moralisateurs des fondamentalistes de l'environnement.

Priorité à la lutte contre la pollution de l'eau

60 % affirment par ailleurs s'y intéresser et la proportion atteint 73 % chez les vingt-trois ans ou plus. Mieux, « la note moyenne du pilier environnement est de 8,6/10, contre 7,2 pour le pilier social et 7 pour le pilier économique », « 90 % des étudiants pensent que le développement durable est un mode de vie que chacun d'entre nous doit s'efforcer d'adopter pour préserver nos ressources naturelles et la planète » et « 28 % déclarent que rendre le monde meilleur pour les générations futures incite à s'engager dans une démarche de développement durable ». Des pourcentages très encourageants mais qui ne traduisent pas pour autant une connaissance pointue des problématiques « vertes » dans la mesure où 42 % des étudiants ont reconnu trouver flou le concept de développement durable.

En ce qui concerne les périls actuels c'est un véritable plébiscite pour la pollution de l'eau. 69 % des étudiants déclarent en effet qu'il s'agit du fléau écologique le plus grave. La déforestation est quant à elle évoquée par 66 % des répondants. Elle précède la disparition des espèces (faune et flore), laquelle a été citée par 61 % des étudiants, ce qui serait presque décevant étant donné l'état de certains stocks, la mobilisation des décideurs et des associations de défense de l'environnement et le fait que cette année ait été désignée comme celle de la biodiversité par les Nations Unies.

À noter également que 69 % des étudiants estiment que le développement des énergies renouvelables est le moyen le plus efficace d'endiguer les menaces qui pèsent sur la planète et que 60 % prônent « la pénalisation des rejets polluants dans des cours d'eau ou en mer ». Aux actions spécifiques, initiatives et informations préventives et à la promotion des technologies « propres » doivent ainsi s'ajouter des mesures répressives pour aboutir à un changement de mentalité.

En demande d'informations

Écologie et santé sont en outre intrinsèquement liées aux yeux des étudiants étant donné que 86 % d'entre eux considèrent qu' « une politique efficace en matière de développement durable a des effets bénéfiques sur la santé » et que 70 % des répondants estiment que les produits « bio » et de saison peuvent avoir des répercussions bénéfiques pour la santé. Si 61 % des étudiants affirment privilégier la qualité en matière d'alimentation les denrées « bio » ou écolabellisées sont toutefois un frein à l'engagement dans une démarche de développement durable pour plus du tiers des répondants. Gageons à cet égard qu'une baisse tarifaire accentuée consacrera le triomphe de l'alimentation durable dans les réfrigérateurs au détriment des plats cuisinés et autres surgelés à l'origine plus douteuse.

76 % des étudiants déclarent emprunter les transports en commun pour aller en cours – un pourcentage qui frise les 90 % pour les étudiants parisiens – et à peine 7 % utiliseraient leur voiture. Cet écart important s'explique d'abord par la rapidité du transport (57 %) (NDLR : 25 % des répondants privilégiant les transports en commun ont mis en avant le coût) et montre que malgré l'installation de systèmes de deux-roues en libre service dans un nombre croissant de métropoles françaises le vélo n'a toujours pas la cote auprès des post-bac.

« À noter qu'il y a un manque d'information sur la collecte et le recyclage des déchets. En effet 53 % des étudiants – lorsqu'ils changent de portable – mettent l'ancien dans un tiroir et n'y touchent plus, pointe aussi le CSA.

D'une manière générale à peine 17 % des étudiants disent prendre le temps d'aller chercher les informations mais paradoxalement 56 % considèrent aussi que les médias n'évoquent pas assez le développement durable. Une proportion importante d'entre eux ne doivent pas encore connaître zegreenweb.

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Crédit photo : Flickr – Manuel I MC