Les grandes industries cherchent de plus en plus à compenser leurs émissions de CO2 et à verdir leur cour arrière. Le plastique est certainement au cœur de cet enjeu planétaire.
La recyclabilité du matériel plastique est devenue la préoccupation d'un nouveau Centre de recherche et d'essais de matériaux plastiques innovants (Crepim) à Bruay-la-Buissière en France. La communauté d'agglomération Artois Comm sera chargée de mettre en place ce nouveau projet avec le présent CRITT M2A, voué aux tests automobiles (moteur et acoustique), ainsi qu'avec le Crepib, laboratoire sur l'ignifugation des matériaux. Les essais viseront la maîtrise des nouveaux plastiques issus de matières végétales, de la conception à la commercialisation, jusqu'à la fin de vie du produit.

Le projet implique directement l'un des acteurs mondiaux importants des produits de l'amidon et de ses dérivés, le groupe familial Roquette. Leurs unités de production en Europe, aux États-Unis et en Asie, exploitent seulement les matières agricoles renouvelables telles le maïs, le blé, la pomme de terre et les pois.
L'entreprise familiale de 6 000 salariés (2, 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires) vise la première place pour devenir la référence mondiale dans la transformation des matières premières agricoles des résines biosourcées. Cinq chercheurs seront chargés de la nouvelle structure attendue dès la mi 2011. Roquette a déjà entamé le projet en réalisant un petit pilote et en déposant une dizaine de brevets sur le sujet. Elle construira aussi une vaste unité de démonstration sur son usine à Pas-de-Calais d'ici la fin de l'année.
Le Crepim partagera son temps sur le plateau de recherche entre chaque opérateur. L'investissement total du centre de recherche de 2 500 m2 s'élève à 12 millionsd'euros. Les onds Feder prendrot en charge la moitié des coûts, le cofinancement étant géré par le conseil régional et Artois comm.












