Dans leur quête d'une production énergétique toujours plus écologique, certaines villes françaises rivalisent d'originalité. Alors que Bordeaux s'apprête à installer une ferme hydrolienne sous les eaux de la Garonne pour alimenter ses rues en électricité, Nice a quant à elle opté pour l'intégration de micro-turbines hydroélectriques, dans son réseau d'assainissement, à quelques brasses des réservoirs de Cap de Croix et de Rimiez.
Fruits d'un partenariat entre Veolia Eau et Nice Côte d'Azur, ces deux installations sont opérationnelles depuis quelques jours. Bénéficiant d'une topographie favorable, le chef-lieu des Alpes-Maritimes réalise ainsi une première en France.
A la source de ce dispositif, la pression de l'eau, circulant dans les tuyaux, fait tourbillonner sur elles-mêmes les micro-turbines. Celles-ci sont situées entre le captage de l'eau et les usines de traitement de l'eau et transforment la force des courants hydrauliques en électricité.
Inaugurée par le maire de Nice Christian Estrosi en mars 2009, l'installation de Cap de Croix devrait générer 850 000 kilowattheures (KWh) d'électricité par an, c'est-à-dire assez pour alimenter 340 foyers (NDLR, hors chauffage et eau chaude). Deux autres micro-turbines hydroélectriques entreront prochainement en service, l'une en aval du site de la passerelle, l'autre en amont du site de Roguez. Grâce à ces quatre installations capables de générer 12 GW annuel, l'hydroélectricité deviendra peut-être le principal carburant du tramway de Nice.
Plus d'articles sur Zegreenweb.com
Crédit photo : Flickr – CHRIS230












Réponses
Très bon article!